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les chemins jaunes

L’Aubance se cache. L'été, on ne la voit presque plus. Son cours s’amenuise et fait apparaitre des cités ensevelies sur lesquelles on grimpe, tournant le dos à la bouche effrayante d’une écluse qui n’a plus rien à vomir. Debout au milieu de son lit, on ne la voit pas s’étirer à perte de vue. Elle se dérobe vite sous les bosquets et la végétation qui s’embrassent d’un bord à l’autre. Elle poursuit sa route secrète le long des rangées stoïques de grands peupliers, dans le creux des collines cultivées qui viennent s’y tremper. Elle traverse lentement les villages qui ne portent déjà plus son nom et va mourir dans la Loire à quelques kilomètres. À partir de là l'Aubance n'existe plus, noyée dans un fleuve trop grand que personne ne peut enjamber.

 

(en cours)

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